Centrale suisse contre le mobbing

 

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Qui sommes-nous?

 

Nous sommes une société à but non lucratif selon l’article 60 CCS et neutre du point de vue politique et confessionnel.

Nous vous conseillons si vous vous sentez en danger.

Vous nous appelez ou nous envoyez un fax court  ou un bref courriel à l'adresse ci-dessous.

Nous vous aidons à défendre vos intérêts auprès de votre employeur, de la caisse de retraite, des assurances et, au besoin, devant les tribunaux.

Nous analysons votre situation avec vous.

Nous vous donnons l’adresse d’un médecin, d’un psychothérapeute, d’un-e  psychologue, d’un théologien.

Nous vous garantissons le secret sur ce que vous nous confiez, comme nous le dictent nos statuts (article 4).

 

Comité:

Président: Me Heinz Hofmann, avocat, Eisengasse 9D, 3065 Bolligen, tél. + fax 031 921 11 09, E-mail: info[at]mobbing-zentrale.ch

Heinz Hofmann

Secrétaire et trésorière: Marianne Hofmann, lic. ès lettres, traductrice, 3065 Bolligen, tél. + fax 031 921 11 09, E-mail: info[at]mobbing-zentrale.ch

Marianne Hofmann

Assesseurs : Sébastien Capt, criminaliste, 1030 Bussigny; Ursula Hirschi, commerçante, 3073 Gümligen; Mary Maenfisch-Tobin, avocate, 1004 Lausanne; André Urwyler, pasteur réformé, 3098 Köniz; Kim Barbara Wöhr Capt, cadre hôtelier, 1030 Bussigny; Me Martin Zwahlen, avocat et médiateur, 3000 Berne 1

 

Ursula Hirschi

 

Une des animatrices du module, Mary Mayenfish-Tobin, a parlé de la responsabilité sociale des entreprises.

 

 

 

 

            Mary Mayenfisch-Tobin

La Centrale suisse contre le mobbing, qu’est-ce ?

 

Le nom que s’est donné l’association est assez grandiloquent. Il induit à penser que la Centrale suisse contre le mobbing est un service public, subventionné par l’Etat et que ses prestations sont gratuites. Tel n’est pas le cas. La Centrale, c’est pratiquement le fait de deux personnes, Heinz et Marianne Hofmann, qui ne pourraient cependant pas faire leur travail sans le soutien des membres actifs et passifs de l’association ainsi que de tiers. La forme juridique choisie pour la Centrale est celle d’une association sans but lucratif (au sens de l’article 60 du Code civil suisse) et neutre du point de vue politique et confessionnel. Malgré la modestie de ses moyens en personnel et en ressources financières, la Centrale est en passe de déployer ses effets à l’échelle suisse.

 

1. Quels sont les buts de la Centrale ?

 

Fondée le 8 novembre 2000, la Centrale suisse contre le mobbing s’est donné les buts suivants :

 

1)     offrir aux personnes confrontées à du mobbing sur le lieu de leur travail une aide psychologique, morale, théologique et juridique,

 

2)     défendre leurs intérêts auprès de l’employeur, de l’assurance-chômage, de la caisse maladie, de l’assurance invalidité et, le cas échéant, devant les tribunaux,

 

3)     transmettre des adresses de spécialistes leur offrant une aide médicale, psychologique, théologique et juridique,

 

4)     entretenir des contacts avec des représentants des milieux politiques et économiques en vue de la modification du droit fédéral public et privé pour une meilleure défense contre le mobbing.

 

 

 

2. Comment réaliser ce programme ambitieux?

 

La Centrale suisse contre le mobbing s’est donné quatre instruments :

 

a.     Un service téléphonique de renseignements juridiques et de transmission d’adresses  fonctionne gratuitement. Les interventions auprès de l’employeur avec une procuration d’avocat sont facturées au tarif cantonal en vigueur. Des réductions peuvent être accordées aux personnes de condition modeste.

 

b. Un site Internet www.mobbing-zentrale.ch fournit des informations   sur le mobbing. Il contient entre autres choses des articles intitulés « On me harcèle, que puis-je faire ? », « Mobbing et droit », « Jurisprudence du Tribunal fédéral », des textes d’initiatives parlementaires concernant le mobbing, des comptes rendus de diverses conférences organisées par la Centrale, une page réservée aux observations et témoignages des visiteurs du site, qui peuvent poser des questions, auxquelles la Centrale répond.

 

c.     Un réseau de spécialistes recrutés dans toute la Suisse est à la disposition des personnes en difficulté. Les adresses des spécialistes figurent sur le site. Ces partenaires sont en général des médecins, des avocats, qui se font rémunérer. Ils sont, comme les organes de la Centrale suisse contre le mobbing, assujettis à une surveillance réglée par le droit public et, en outre, passibles de peines en cas d’infraction à leur devoir de discrétion (art. 321 du Code pénal suisse). Ces partenaires sont choisis avec grand soin. La liste est en constante mutation. Des adresses nouvelles viennent la compléter. Certaines adresses sont rayées plus tard, si des réclamations et des critiques parviennent à la Centrale. Ce réseau est loin d’être suffisant et il s’agira de l’étendre. Certains cantons ne sont pas représentés sur la liste, ce qui constitue une grave lacune.

 

d.     Un symposium annuel permet d’entendre des orateurs de tous bords qui traitent de thèmes juridiques, économiques, médicaux relatifs au mobbing. Voici quelques titres de conférences : Le travail sous l’angle de l’éthique chrétienne, Relation perverse (au sens psychiatrique) et mobbing, Direction d’entreprise et mobbing, La loi fédérale sur le travail et le mobbing, Expériences du mobbing : conséquences dans les domaines de la société, de la famille et devant les tribunaux, L’employeur et son devoir de protection de ses employés : la protection de la personnalité dans les administrations publiques et les entreprises privées, Médiation et mobbing, Le mobbing dans le cabinet du psychiatre, L’influence de fusions d’entreprises et de restructuration sur les rapports entre les employés, L’initiative parlementaire de la Conseillère nationale Anita Thanei pour une meilleure protection contre le mobbing, Le traitement du mobbing dans une administration cantonale, etc.

 

 

3. Qui soutient la Centrale?

 

La Centrale a besoin du soutien de membres actifs et passifs pour l’encadrer et lui fournir une aide morale et financière. La Centrale compte actuellement une cinquantaine de membres, dont certains ont résolu déjà leur conflit et entendent aider des personnes traversant une crise qu’ils ont connue, alors que d’autres craignent pour leur avenir professionnel et cherchent un appui juridique et social.

 

4. Quel est le bilan de la Centrale?

 

La Centrale reçoit plusieurs appels téléphoniques par jour et une quantité de messages électroniques de personnes qui souhaitent des renseignements juridiques. En outre, des contacts entre personnes mobbées et ses spécialistes figurant sur la liste de points d’aide s’établissent directement, sans que la Centrale en soit informée. Ces activités se sont bien établies. Il arrive que des personnes soient déçues qu’une association portant le nom de Centrale suisse contre le mobbing ne soit pas plus efficace. Elles exigent des campagnes de presse, la mobilisation de membres des parlements, etc. pour dénoncer les injustices dont elles sont victimes, ce que la Centrale refuse en général de faire ne serait-ce que pour des raisons de protection des données et de la personnalité. Certaines personnes sont écoeurées à l’ouïe des faibles moyens dont elles disposent pour se défendre en cas de licenciement. Mais la grande majorité d’entre elles sont reconnaissantes d’apprendre ou de se voir confirmer que les brimades dont elles sont victimes sont inhérentes à un système de destruction mis en place sur une large échelle et qui les frappe indépendamment de la qualité de leurs prestations et parfois même en raison précisément de l’excellence de leur travail. Le fait de savoir qu’elles ne sont pas responsables de leur malheur les aide à reprendre confiance en elles et à envisager de se défendre. Il faut alors leur indiquer la voie à suivre.

 

         Marianne Hofmann, lic. ès lettres, traductrice, secrétaire de la Centrale